Will Rise - The Seventh Letter
Le mercredi 1er septembre 2010, en collaboration avec les commissaires invités Norm AWR et Basta!, Yves Laroche Galerie d'art présentera Will Rise, la première exposition canadienne du collectif The Seventh Letter. Sous le signe du ''G'', septième lettre de l'alphabet, ces génies du graffiti constituent un groupe d'artistes multiculturel prolifique des plus influents. Lors de cette exposition, Yves Laroche Galerie d'art présentera les oeuvres inédites de six des membres principaux du collectif: REVOK, PUSH, NORM, POSE, REYES et RETNA.
Issu de Los Angeles, The Seventh Letter est un incontournable collectif urbain. L'énergie de la rue transcende leurs tableaux inspirés du graffiti. The Seventh Letter est une puissante marque de commerce,reconnue par les connaisseurs de l'avant-garde artistique. L'influence du groupe sur la street culture est immense puisqu'il touche à plusieurs disciplines à la fois, leurs membres étant à la fois des piliers du monde de l'art, du tatouage, du design graphique, de la sculpture et de la musique. Les artistes du groupe repoussent continuellement les limites traditionnelles imposées par les médiums associés au graffiti. Ils anticipent et créent avec brio les nouvelles tendances de la culture urbaine.
Entrevue avec Jonathan Bergeron.
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Quel est ton nom et que fais-tu plus tard aujourd'hui?
Je suis l'artiste anciennement connu sous le nom de Johnny Crap, ou Zen. J'utilise maintenant mon vrai nom, Jonathan Bergeron. J'écouterai probablement de la musique et peindrai un peu quand mon fils sera couché.
Comment est-ce qu'une exposition affecte ta production et ta routine?
Bien, Je dois dire que je me suis un peu botté le cul pour pousser chaque tableau un peu plus loin et j'ai aussi commencé à faire de plus grosses pièces. Tout l'art pour mon expo a été produit au courant des trois derniers mois, en fait la majorité a été produite au courant des 2 derniers ois. J'ai tendance à la procrastination mais au courant des 2 derniers mois, je n'ai pas pris de congé. Avec un enfant de 2 ans, mon boulot de production de merch & MMA shirts pour Dethrone Royalty plus l'expo, je n'ai pas eu la chance de sortir beaucoup de la maison. Mais c'est positif, ça m'a donné la chance de faire croître ma technique et de créer mon propre univers en utilisant le petit bonhomme calavera que j'ai créé il y a 2 ans.

Ton style a évolué pas mal depuis ton époque pin up/hot rod, as-tu vu une différence dans ton audience suite à ces changements?
Le nombre de fans de Kustom Kulture qui m'ont suivi dans mes nouvelles avenues m'impressionne toujours. Quand tu fais des trucs pinup/hotrod, on s'attend toujours à ce que tu continues à travailler ce style, à retravailler les mêmes idées que d'autres artistes Hotrod ont exploré et à te les approprier. Je me suis tanné de ça. Je voulais me permettre de travailler sans contraintes. Je reçois encore des emails de gens qui ont vu mes trucs dans d'anciennes parutions de Old Skool Rodz ou The Horse Backstreet Chopper et ils me disent qu'ils aiment aussi ce que je fais maintenant.
Je suis aussi en contact avec d'autres artistes qui travaillent dans ce style et ils achètent encore mon art maintenant.

T'as fait pas mal d'affiches de musique aussi. Est-ce que c'est juste un boulot, ou est-ce que ça à voir avec des choix philosophiques et aspirations quelconques?
C'est quelque chose que j'ai toujours voulu faire quand j'étais petit. Quand j'avais 14 ou 15 ans, je venais à Montréal (j'ai grandi à Beloeil, 20 min au sud de Montréal), et je déchirais des affiches de spectacle de poteaux de téléphones pour les coller aux murs de ma chambre. Puis, j'ai déménagé à Montréal quand j'avais 20 ans et la scène poster était pas mal morte. Tous les posters étaient essentiellement de mauvaises affiches numériques. Plus personne ne dessinait pour des affiches. J'ai réussi à en faire pour le Jailhouse (R.I.P), une salle punk/R'N'R' sur Mont-Royal et puis il y a environ 9 ans, j'ai commencé à en faire pour Greenland Productions. De là j'ai pu faire du merch pour des groupes locaux, puis pour des plus gros groupes comme Slayer et Black Label Society, des pochettes d'albums, des tableaux pour Ozzy, Metallica et Peter Gabriel. J'imagine donc que la musique m'a amené à ce que je fais aujourd'hui. Ça et la culture Skate.

Par opposition à tes projets personnels, comment vois-tu les commandes?
Les commandes sont généralement plus pour l'argent que pour le plaisir de peindre. Je refuse la majorité de celles-ci récemment, à moins que j'aime l'idée générale et qu'il y ait place à l'expérimentation. Je réalise déjà des commandes sous la forme de chandails de groupes ou d'arts martiaux, c'est ce qui me permet de peindre ce que je veux le reste du temps.

Estime tu que ton oeuvre est accessible, financièrement et créativement?
J'aime bien penser que c'est accessible. Évidemment les gens doivent avoir l'esprit ouvert quand aux sujets et financièrement, bien, je vois pas mal de saletés vendues à haut prix alors oui, j'aime bien penser que c'est accessible, en tenant compte de tout l'effort que j'investis dans un tableau.
T'es aussi père de famille. Comment garde tu un équillibre? Comment être à son compte s'harmonise-t-il avec ça?
C'est l'enfer. Si je pouvais je serais seulement un père de famille et peindrais qu'un ou 2 trucs par année. Mais mes trucs ne seraient plus accessibles, haha. Rien n'est mieux que d'amener ton fils au parc mais puisque je dois aussi payer les comptes, je dois trouver du temps pour tout.
Des gens disent qu'être un artiste est la plus forte liberté qu'on peut prendre à notre époque. Es-tu d'accord?
J'adore travailler pour moi. Il y a un immense sentiment d'accomplissement qui s'en suit. Je pense que je ne pourrais jamais retourner à un boulot conventionnel maintenant que je sais ce que c'est que d'être mon propre patron.
Si t'avais le financement illimité, que créerais tu?
Un parc thématique.

Des salutations, promo, comptes à régler?
Tout d'abord je dois dire que j'en dois beaucoup à Kary, ma partenaire de vie et la mère de mon petit garçon Joey. Un gros merci est de mise aussi à tout le monde chez Yves Laroche Galerie d'art pour m'avoir donné à moi et Chris Ryniak une expo et enfin à Klim et Scott de Bigshot Toyworks pour avoir travaillé sur "Misfortunate Travellers", la sculpture de résine qui sera lancée lors de l'expo.

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Merci Jonathan! Merci à notre ami Louis (louiscoupal.com) pour l'entrevue !
Jonathan Bergeron
"Warlord"
24" x 20"
Oil on wood panel
UNDER PRESSURE 2010
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The Seventh Letter
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